
Ever notice how you come across somebody once in a while you shouldn't have fucked with? That's me.
Je suis pratiquement sûre d'une chose, c'est que quand je mourrais et que je verrais des moments de ma vie défiler, je me verrais devant ce film, dans cette salle de cinéma, à me faire flinguer.
Je suis retournée le voir hier soir, c'était la dernière séance. Moi qui n'aime presque plus aucun film, qui critique toujours tout (soit dit en passant, quand on a vu Pierrot le fou et La cité des enfants perdus, on ne peut plus aimer grand chose d'autre, bref), celui-ci est la consécration. Le problème avec Eastwood, c'est qu'à chaque fois il nous fait son cinéma en nous disant que c'est son dernier film et qu'il nous fera le meilleur film de toute l'histoire du cinéma. Et il s'y tient le con. Il nous fait Million Dollar Baby, Mémoire de nos pères, Lettres d'Iwo Jima et puis ... Gran Torino. Mais est-ce qu'on pourra faire mieux? Est-ce qu'il pourra faire mieux?
Réalisé par lui et avec lui, à presque 80 ans. Ce n'est pas lui qui a écrit le script, il a été écrit sur mesure pour lui et s'il ne l'acceptait pas, le script allait à la poubelle, personne d'autre ne pouvait jouer le rôle de Walt Kowalski qui, comme Clint Eastwood, a reçu la légion d'honneur, tué des hommes au combat et a été accusé de racisme, blabla.
Bref. Je ne suis même pas sûre que les trois quarts des gens qui ont vu ce film se sont rendus compte du cadeau que ce grand homme a fait au monde et au cinéma. Il n'y a pas un truc dans ce film qui ne serve à rien. Il n'y a pas un seul moment où tu ne serres pas ta place de cinéma super fort dans ta main. C'est surement le meilleur jeu d'acteur jamais vu, du genre Klaus Kinski, le truc qui te donne envie de hurler, pas de peur mais de ce-mec-a-trop-de-talent-quand-je-le-vois-jouer-je-me-sens-si-vivante-et-je-me-rend-compte-de-la-chance-que-j'ai-de-voir-cela-au-cours-de-ma-petite-existence. Ouais ben après chacun sa vision des choses, hein.
En regardant ce film je me suis dit à moi même "Mr Eastwood, vous ne voudriez pas donner ne serais-ce qu'un centième de votre talent d'acteur à de pauvres acteurs français super adulés du public mais qui au fond, on s'en rend compte en voyant ce film, n'ont pas grand chose, les pauvres." Je ne cite pas Guillaume Canet par exemple. Haha. Tais-toi Anne-Lucie, tu es méchante. (De toutes façons nevermind, plus personne ne vient lire mon blog et surtout pas un texte long qui déifie un film et méprise le reste).
En bref, ce film est parfait, mais à voir en VO absoluement sinon ça ne vaut pas.
Je suis pratiquement sûre d'une chose, c'est que quand je mourrais et que je verrais des moments de ma vie défiler, je me verrais devant ce film, dans cette salle de cinéma, à me faire flinguer. Comme il l'est lui à la fin. Je les sens les mitraillements qui me traversent tous à la fois en plein coeur. On a fait un noeud avec ma trachée je ne respire plus, je n'avale plus, plus rien ne passe. Et le clou (dans la gorge et dans le coeur) de ce film, c'est quand même la chanson à la fin, écrite et chantée par Eastwood et Jamie Cullum. Ca t'achève.
Vous vous en rendez compte au moins ou pas?

Bon allez, je me cache...