
Love will tear me apart. Again.
Quand tu dis à quelqu'un que tu as vu Peter Doherty en concert, même si c'est pas vrai, testez si vous voulez, la première question est invariablement : "Alors, il était pas trop défoncé?" Même ma mère persiste à me la poser. Et je te demande moi si le pape est catholique? Toi t'es pote avec lui alors qu'il est dépressif et alcoolique, t'es pote avec elle alors que c'est une beauf et lui c'est un laideron mais il y a quand même un truc qui fait que tu les aimes et que tu continues à les voir. "Alors ton père, toujours alcoolique? Ton mec, toujours aussi moche?" Voilà, ça c'est fait.
Et la meuf avec la touffe énorme devant moi - que j'ai réussi à dépasser avant la fin quand même - qui quand elle entend le refrain de Delivery, le seul morceau méga connu où les gens chantaient, dit "Ah ouais je l'ai déjà entendue celle-là je crois".. Fucking bloody shitty crap. (Ouais, comme ça ça passe mieux.) Et la fille à côté de moi, pendant qu'il sort de scène deux minutes "Ouais va te faire ton rail de coke pauvre mec". Mais euh.. Vous venez pas sinon? Bref. Si vous vous posez encore cette question : "Pourquoi tant de haine?" venez me voir, je vous répondrais!
Je crois avoir trouvé la différence. L'amour, c'est pas quand ton coeur bat la chamade, ça c'est l'excitation du début. L'amour, c'est quand ton coeur s'arrête.
Petit polo beige, jean noir, il est minuit quarante-cinq, Peter arrive et mon coeur s'arrête.
You talk, problème de son, on n'entend rien, le public (de merde, vraiment) râle. Il chante et joue plus fort, ne se démonte pas. S'en va cinq minutes le temps que la sono soit réglée et reviens. Là, ça commence pour de vrai. Reprise version ballade de Billie Jean, su-blime, fais chanter le public pendant le refrain et conclu par un "God bless you Michael". Puis Hired Gun, Back from the dead, France (hihi), Don't look back into the sun (qui a fini sur le répondeur de Mike), Merry go round - que j'avais écouté toute la journée et que j'espérais même pas avoir omggg - 1939 returning et quelqu'un dans le public qui crie "Last of the English roses". Peter s'arrête, réfléchit une seconde et "Thats a well good idea!" Et c'est partiii pour la chanson trop sublime doublée de petits efforts de français, je vous le donne en mille : "All the boys together and.. toutes les fiiiilles euuh ensemble? C'est la dernière des roses anglaises". Grraouuu. Il n'en aura fait que deux de son album solo, que j'adore mais le voir faire sous tes yeux des gros classiques des Libertines et Babyshambles, c'est juste énorme. Donc encore Can't stand me now, Delivery, The man who would be king, Music when the lights go out (où j'ai pleuré, once again!), The good old days.. Petit moment de dégout quand j'entend les premières notes de Time for heroes, "Did you see the stylish kids in the riot.. ah no, no, fuck.." Grrr. Je le pardonne, hein. A un moment il m'a regardé (nan c'est vrai, d'un côté j'étais tout devant donc bon..) et là j'ai badé en entammant une espèce de réflexion sur la vie dans ma pauvre boîte cranienne, que je vous épargnerai.. Et à un moment vient le "Uhh.. whats french for "next"? What? Pochette? Euuh le prochette chanson c'est le dernière pour ce soir, je suis désolé.." Au public de choisir, j'avais beau m'égosiller pour Albion et le reste du public pour Fuck forever ou Arcady, c'est finalement Peter qui a choisi et je n'ai pas été déçue, comme quoi il est vraiment magique. Ha le sourire de teubé en entendant "Im running away with you, thats all ive ever do.. This is for lovers, running away, just for today". C'est là que j'aurais du appeller le gros Mike, c'est notre chanson, mais il était 2h du matin alors je me suis résignée. Peter n'arrivait pas à se résigner lui, alors il nous a fait un joli final en plus de For lovers avec un Killamangiro qui dépote grave sa mère. Il jette son chapeau dans le public, puis le drapeau anglais qui retombe par terre. Il le ramasse, descend de scène et le jette dans la foule, puis part à pied sur le côté de la scène en finissant sa bouteille de vin au goulot. Quel homme.
Et son enveloppe corporelle se retire encore de mon champ de vision, ça fait mal ouais, mais cette heure et demie passée à respirer le même air que lui, c'est un peu mon oxygène pour le reste du temps. Et je sais qu'il est en vie sur la même terre et sous le même ciel que moi, et ça me suffit.
Pourquoi personne d'autre ne me met dans un tel état?






Quel concert. Seigneur Jésus! Traitez-moi de groupie tant que vous voudrez, le journal l'a déjà fait. Haha. "Des groupies en chaleur". Je me sens tellement pas visée. Si j'avais gagné un euro à chaque fois que je disais "Il est trop sexy", je serais milionnaire. BREF. La première partie (de la musique de doudou) et les obèses autour de nous on s'en fout. Le moment commence où les lumières s'éteignent, le rideau tombe et où on voit le décor de vacances. Palmiers, cabane en bois, bar, hamac. Les musiciens commencent à jouer et là .. un pied sort du hamac. Tout le monde crie (Popov et moi inclues). Et la bombe sexuelle en sort avec son micro dans la main, son baggy kaki, sa chemise blanche et sa veste noire sans manches (ouais oké il est toujours sapé pareil mais on s'en fout!). 'Viens chez moi, dans mon paradis, on ira sous les draps, écouter la pluiiiie ... et on fera DAM DAM DAM'. Doux Jésus je ne m'en remettrais donc jamais. Au moment où il a dit "Ca va Caennn? On va passer la soirée ensemble.. et peut-être la nuit.." j'ai tellement crié que le beauf devant moi s'est retourné et m'a reluqué bizarrement. Vas te faire foutre, je vis ma passion jusqu'au bout. Haha. Deux heures de jouissance non-stop. On a m.. nos c.. comme le dirait mon gros Momoff. Je suis vulgaire ouille ouille. On se broyait les mains, les bras et tout ce que vous voulez quand il faisait un truc sexuel (c'est à dire euuh.. tout le temps!) et qu'il avançait sur le ponton juste en face de nous où il a passé la moitié du concert. Le mec s'approche et fait ses pas de danse comme on le voit à la télé mais juste sous nos yeux. Bien sûr, à la fin, le seul truc dont on se rendait compte, c'était qu'on avait mal au dos et aux jambes et qu'on était complèrtement aphones. Pas que c'était fini et qu'on l'avait vu. C'est venu le lendemain. Bouh. Groupie, groupie, groupie. C'est la honte. Oh et puis zut. :) hiiii.
(born to kill)


